Lors d’un déploiement en « big bang », un établissement bascule en une seule fois vers son nouveau dossier patient informatisé. La formation est alors bien plus qu’un livrable projet : c’est un dispositif de sécurisation du soin.
Un préalable opérationnel au big bang
Avant la formation, 4 à 9 mois sont consacrés au paramétrage et aux ateliers métiers, pour un site ou un GHT. Le fonctionnement natif du logiciel est transposé dans le contexte de l’établissement, avec des évolutions logicielles réalisées en lien avec les équipes médicales. Au fil de la phase de conception, les professionnels de santé voient leurs pratiques se concrétiser dans le DPI.
La formation intervient à ce moment charnière : pour diffuser le travail co-construit, formaliser les circuits définis en amont et permettre aux équipes de s’exercer avant le jour J.
Dans un déploiement en big bang, l’ensemble de l’établissement démarre simultanément. La continuité des soins dépend alors de la capacité des équipes à savoir où trouver l’information et à avoir déjà vu comment prescrire et tracer dans le nouvel environnement. Sans préparation, le risque n’est pas l’erreur massive – les dispositifs d’accompagnement existent – mais la perte de temps et la surcharge mentale.
La formation devient dès lors un dispositif de sécurisation à part entière : mises en situation concrètes, référents métiers identifiés, présence renforcée au démarrage. L’objectif est clair : qu’au moment de la bascule, chaque professionnel dispose de repères solides pour agir immédiatement, sans rupture dans la prise en charge.
Former massivement, avec précision
Dans un grand établissement, plusieurs milliers d’utilisateurs peuvent être concernés. Au CHU de Besançon, c’est plus de 3 000 utilisateurs qui ont été formés, avec des parcours segmentés par métiers et spécialités. Les formations prennent la forme de sessions co-animées par un consultant Softway Medical et un représentant médical de l’établissement. Cette double voix – technique et soignante – ancre immédiatement l’outil dans la réalité des pratiques de soins.
En parallèle, des modules d’auto-formation (capsules e-learning, mémos) sont mis à disposition pour s’adapter aux contraintes de planning des professionnels moins présents sur place.
Formés en amont par les consultants, les référents métiers constituent la clé de voûte du dispositif : relais de proximité dans les services, interface avec la DSI et l’équipe projet, ils accompagnent la bonne appropriation et remonteront les ajustements. L’enjeu n’est pas de “former 3 000 personnes”, mais de structurer un maillage interne capable de diffuser les usages et de sécuriser l’adoption.
Mesurer l’appropriation, pas seulement la participation
Avec 96 % de satisfaction déclarée sur le CHU de Besançon, la performance ne se limite pas à la présence en salle.
Des exercices pratiques permettent de vérifier la maîtrise des circuits essentiels. Trois semaines d’accompagnement suivent le démarrage sur le terrain. Les formateurs restent intégrés au dispositif avant un passage progressif en mode “run”.
La formation s’inscrit ainsi dans tout le cycle du projet : conception, montée en compétence, accompagnement terrain, puis autonomie.
Une capacité d’exécution
Former plusieurs milliers de professionnels en quelques mois, mobiliser des consultants dédiés sur une longue période et assurer une présence renforcée au démarrage supposent une organisation robuste.
Chez Softway Medical, la formation est internalisée, portée par des équipes intégrées au projet, avec une connaissance approfondie du contexte de l’établissement et en lien direct avec le support et la R&D. L’éditeur développe, héberge, déploie et intègre : la formation s’inscrit pleinement dans cet engagement global.
Dans un big bang, l’adoption réelle ne se décrète pas le jour du démarrage. Elle se prépare en amont, se sécurise sur le terrain et se consolide dans la durée.
La formation massive, lorsqu’elle est structurée, segmentée et mesurée, devient alors non pas un livrable projet, mais la condition invisible et déterminante de la stabilité post-démarrage et de la qualité des soins.